Questions fréquemment posées

Questions sur la maladie et les symptômes

  • Qu'est-ce que la PPID ?

    La PPID est un dysfonctionnement hormonal. Dans l'organisme, les hormones collaborent étroitement et règlent le bon fonctionnement du corps. En cas de perturbation hormonale, une série de symptômes peuvent apparaître. Certains de ces symptômes peuvent s'agraver au fil du temps. Dans le passé, chez les chevaux d'âge moyen (15-20 ans), ces symptômes étaient ignorés et considérés comme une manifestation propre au vieillissement de l'animal.

  • Est-ce que la PPID et la "maladie de Cushing" sont identiques?

    Oui, chez le cheval, la PPID et la ‘maladie de Cushing’ désignent la même maladie. L'abbréviation "PPID" correspond à "Pituitary Pars Intermedia Dysfunction". La maladie de Cushing survient également chez l'humain et les chiens. Certains symptômes chez l'humain et le chien sont semblables à ceux du cheval atteint de PPID. La cause de la maladie est toutefois complètement différente. C'est la raison pour laquelle, chez le cheval, il est préférable d'utiliser le terme PPID.

  • A quel âge la PPID apparaît-elle?

    La PPID touche principalement les chevaux âgés de 15 à 20 ans. Plus les chevaux sont âgés, plus ils risquent d'être confrontés à la PPID.

  • Comment savoir si votre cheval souffre de PPID ?

    Si vous reconnaissez chez votre cheval certains des symptômes décrits sur ce site, consultez votre vétérinaire. Il/elle fera un contrôle hormonal sanguin et probablement un contrôle du taux d'insuline et de glucose. Etant donné que le Syndrome Métabolique Equin (SME) ressemble à la PPID, ces contrôles sont nécessaires afin de les différencier.

  • Quels chevaux courent un plus grand risque de développer la PPID?

    Les chevaux et poneys atteints de SME (Syndrome Métabolique Equin) semblent courir un plus grand risque de développer la PPID. On ignore si certaines races sont plus susceptibles que d'autres de développer la maladie.

  • Quelle est la différence avec le Syndrome Métabolique Equin?

    Les deux maladies sont associées à la fourbure et aux accumulations locales de graisse. De plus, la PPID peut également être associée à une résistance diminuée à l'insuline ainsi qu'à un taux de glucose trop élevé. Il n'est donc pas facile de faire la distinction entre les deux maladies. En cas de SME, les accumulations de graisse sont plutôt situées sur les épaules, la base de la queue et la nuque. Par contre, le cheval atteint de PPID présente souvent une accumulation de graisse au-dessus des yeux. Le SME peut survenir chez tous les chevaux, tandis que la PPID apparaît plus souvent chez les chevaux âgés de plus de 15 ans. La maladie peut toutefois aussi toucher les chevaux à partir de l'âge de 10 ans. Les chevaux atteints de SME souffrent toujours de surpoids. Normalement, les côtes du cheval doivent être visibles lorsqu'il inspire et ne plus être visibles lorsqu'il expire. Les longs poils bouclés typiques à la PPID n'apparaissent pas chez les chevaux ou poneys atteints de SME uniquement.

Questions au sujet du diagnostic de la PPID

  • Que peut faire le vétérinaire pour confirmer la présomption de PPID?

    Les examens de laboratoire les plus effectués sont les contrôles hormonaux comme le test ACTH et le test de suppression de la dexaméthasone. Ces tests peuvent ne pas toujours être déterminants. Dans ce cas, le vétérinaire peut décider de refaire les tests quelques mois plus tard.

Questions sur le traitement de la  PPID

  • Y-a-t-il des consignes alimentaires spécifiques pour les chevaux atteints de PPID?

    L'alimentation est importante chez les chevaux souffrant de PPID. En effet, il est primordial de maintenir le poids du cheval à un bon niveau et d'éviter la résistance à l'insuline. L'herbe fraîche contient certains hydrates de carbone qui peuvent aggraver la résistance à l'insuline. Les chevaux souffrant de PPID, associée à une importante résistance à l'insuline ou une fourbure récidivante et incontrôlable, ne peuvent absolument pas être mis au pré. L'accès au pré sera uniquement à nouveau autorisé lorsque la résistance à l'insuline diminue. Les chevaux présentant une faible résistance à l'insuline auront un accès limité au pré et recevront un régime pauvre en hydrates de carbone. L'apport en vitamine E a probablement un effet bénéfique, car la PPID est probablement causée par certaines réactions de l'organisme qui provoquent des lésions nerveuses dans l'hypothalamus. La vitamine E peut aider à soutenir les fonctions nerveuses et ralentir les processus nocifs.

  • Comment aider un cheval qui souffre de PPID?

    Un traitement complémentaire (en plus de la médication) doit être principalement axé sur la santé générale du cheval âgé. Ceci est crucial pendant les premiers mois du traitement.

    • Soins dentaires 
    • Tonte de la robe
    • Parage régulier des sabots
    • Bon schéma de vaccination et de vermifugation
    • Alimentation adaptée de haute qualité
    • Examen du cheval par le vétérinaire, au minimum deux fois par an (examen physique et analyse de sang)
  • Pourquoi les contrôles réguliers par le vétérinaire sont-ils nécessaires chez le cheval qui est traité pour la PPID?

    Il est important que le cheval souffrant de PPID soit contrôlé 2 à 4 fois par an par le vétérinaire. Il pourra ainsi vérifier si le cheval répond bien au traitement et/ou aux soins adaptés, même si le cheval à l'air d'être en bonne condition. Le vétérinaire pourra également constater à temps d'éventuelles complications.

  • Le cheval peut-il guérir de la PPID?

    La PPID est une affection chronique qui s'agrave au fil du temps. Une vraie guérison n'est pas possible. La maladie peut toutefois être traitée et tenue sous contrôle. Contactez votre vétérinaire pour plus d'information.